J-C. Dassier : «Réaliser une grande saison pour Robert Louis-Dreyfus»

Quelle a été votre réaction quand vous avez appris la disparition de Robert Louis-Dreyfus ?
Un choc. Il est mort après avoir livré un combat durant de nombreuses années contre la maladie. 63 ans c'est jeune. Et je sais qu'il a fait preuve de beaucoup de courage. Sa disparition me fait beaucoup de peine. C'était quelqu'un de différent. Il n'était certainement pas comme les autres. Je me souviens quand il était venu avec sa décontraction habituelle, avec son vieux jean et sa simplicité, à l'anniversaire de LCI, une chaîne qu'il adorait. C'est sans doute à ce moment là qu'a débuté notre relation. Ont suivi de bonnes soirées entre copains à regarder des matches. Il avait aussi eu la gentillesse de m'inviter avec ses amis à assister à des matches de la Coupe du Monde en Allemagne. Il adorait le foot et Marseille, même s'il n'a peut-être pas toujours su bien le dire. Et pourtant... Et pourtant...

Quelle image laisse-t-il selon vous ?
C'était un homme qui était très intéressant car il ne versait pas dans la pensée unique. C'était un bon vivant aussi. Cela me fait de la peine de savoir qu'il y avait des désaccords entre certains supporters et lui. Je pense qu'il y a surtout eu beaucoup d'incompréhensions et que la maladie a joué un rôle. J'espère que ce matin, tout le monde oubliera les épisodes récents et malheureux pour se souvenir de tout le bien et l'aide qu'il aura apportés à l'OM. Comme a eu l'occasion de le déclarer Jean-Claude Gaudin, c'est grâce à Robert Louis-Dreyfus que le Club joue les premiers rôles aujourd'hui.

Quel hommage le Club peut-il lui rendre ?
Il y a deux cadeaux à lui faire. Le premier est déjà là. C'est Lucho Gonzalez. C'est un joueur qu'il souhaitait ardemment voir nous rejoindre. C'est triste qu'il n'ait pas la chance de le voir cette semaine au sein de son équipe.
Le deuxième cadeau, et il faut que tout le monde s'y consacre, c'est que l'OM réalise une grande saison. C'est le meilleur hommage que le Club puisse lui rendre. Il faut que tout le monde se rassemble pour faire une grande saison et bâtir une grande équipe.

L'avenir de l'OM se retrouve-t-il menacé aujourd'hui ?
L'avenir du club est assuré. Robert Louis-Dreyfus a toujours su faire preuve d'une grande prudence dans la gestion de ses affaires. C'est quelque chose qu'il a toujours su faire parfaitement. Son décès brutal nous cause une grande peine, mais il ne remet pas en question la marche du club. Il n'y a pas d'inquiétude à avoir à ce sujet.

# Posté le dimanche 05 juillet 2009 10:14

Lucho GONZALEZ

Milieu
Né le 19 janvier 1981 à Capital Federal (Argentine)
1m85 – 75 kg

International Argentin
1ère sélection, le 31 janvier 2003 : Honduras-Argentine

Palmarès

Champion du Portugal 2006,2007 et 2009 (FC Porto)
Vainqueur du Tournoi de clôture en 2003 et 2004 (River Plate)

Clubs précédents

1998/99 : Huracan (Arg) – D1 – 7 matches
1999/00 : Huracan (Arg) – D2 – 35 matches, 5 buts
2000/01 : Huracan (Arg) – D1 – 34 m, 3 b
2001/02 : Huracan (Arg) – D1 – 35 m, 4
2002/03 : River Plate (Arg) – D1 – 32 m, 7 b
2003/04 : River Plate (Arg) – D1 – 24 m, 2 b
2004/05 : River Plate (Arg) – D1 – 26 m, 8 b
2005/06 : FC Porto (Por) – D1 – 30 m, 10 b (C1 : 6 m, 1 b)
2006/07 : FC Porto (Por) – D1 – 30 m, 9 b (C1 : 8 m, 3 b)
2007/08 : FC Porto (Por) – D1 – 28 m, 4 b (C1 : 7 m, 3 b)
2008/09 : FC Porto (Por) – D1 – 23 m, 9 b (C1 : 9 m, 2

Avec l'Argentin Luis Oscar Gonzalez dit “Lucho”, l'OM se doterait, une fois la visite médicale effectuée avec succès, de ce type de joueur clé dans un milieu de terrain, à la fois dans la construction et dans la récupération. Formé à l'Atlético Huracan, l'un des autres clubs de Buenos Aires, il commence à se faire remarquer au début des années 2000 et rejoint alors les cadors de River Plate. De quoi découvrir les joies de la sélection Albiceleste et de décrocher deux titres de champion.
Passeur chirurgical à la technique très fine, il se révèle comme un atout précieux sur coups de pieds arrêtés et présente des qualités utiles de meneur d'hommes.
Autant de caractéristiques qui l'amènent à franchir le pas pour rejoindre l'Europe en 2005. Terre d'asile des sud-américains, le FC Porto fait très vite de lui l'un de ses hommes de bases de l'entrejeu. Dans cette équipe post-Mourinho quatre fois championne en quatre saisons, Lucho découvre très vite la Champions League et inscrit chaque année sa petite dizaine de buts. Comme face à l'OM lors de l'exercice 2007-08 en C1 quand il marque sur penalty le but égalisateur au Vélodrome. Devenu le premier étranger à porter le brassard de capitaine chez les Dragons et surnommé "El Comandante", il s'est aussi installé à 28 ans dans la sélection argentine. Tous les atouts qui pourraient apporter un gros plus dans l'entrejeu olympien.


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# Posté le mercredi 01 juillet 2009 15:04

Jean-Claude Dassier : «Je viens en rassembleur»

Quel est votre premier sentiment en tant que nouveau président de l'Olympique de Marseille ?
Je ressens beaucoup de fierté mais aussi, il ne faut pas le nier, beaucoup d'émotion. Ce matin (lundi), j'ai fait mes adieux à mes camarades de TF1 où je suis quand même depuis 22 ans. En même temps, il s'agit désormais d'un challenge passionnant et formidable. C'est une responsabilité forte. Marseille est le premier club français à mes yeux et cela depuis toujours. Il ne s'agit pas là de propos de circonstances. Pour moi, ce sont des retrouvailles car j'ai beaucoup, beaucoup fréquenté Marseille et l'OM pendant la grande époque de Bernard Tapie. Je ne ratais pas beaucoup de matches. Je ne peux pas cacher qu'il y a de l'émotion. Président de Marseille, ce n'est pas rien.

L'officialisation de votre nomination a pris quelques jours, que s'est-il passé ?
Il y a eu beaucoup de commentaires. On connaît tous la presse sportive et la passion que génère l'OM. Il y a eu probablement trop de déclarations, peut-être aussi des exagérations et une difficulté normale car j'avais des relations avec TF1 que je devais prendre en compte et ce n'est pas aussi simple que ça en avait l'air. Tout cela témoigne encore une fois de la place numéro un que garde l'OM dans le c½ur des Français et des supporters. C'est quelque chose qui est très réconfortant.

Jean-Claude Dassier en bref
Né le 28 juillet 1941 à Paris, Jean-Claude Dassier a commencé sa carrière à France Inter en 1965 en tant que correspondant au trafic routier. Après les événements de mai 1968, il rejoint Europe 1 où il reste 17 ans et où il occupera le poste de directeur de l'actualité. En 1987, il intègre TF1. La chaîne est privatisée et Jean-Claude Dassier est nommé directeur des opérations et des sports. Très vite, il devient également vice-président d'Eurosport. Plus tard, il occupe les fonctions de vice-président de LCI et directeur des opérations de TF1 avant d'être promu directeur général de LCI en 2000 puis directeur de l'information de TF1 en 2008.
Quel va être le fonctionnement du secteur sportif ?
Ce sera évidemment José Anigo en tant que directeur sportif et Didier Deschamps en tant qu'entraîneur qui forment, je trouve, un bel attelage. J'essaierai de les aider dans la mesure de mes moyens. Je suis là pour ça. Je n'arrive pas dans un état d'esprit de je ne sais quelle revanche. Je viens en rassembleur, en homme d'unité, en homme d'entente.
S'il y a eu des incompréhensions ou des déclarations malencontreuses, on va clarifier ça : ce qui m'intéresse, c'est que l'équipe en place à l'heure actuelle, plus les renforts qui vont nous rejoindre dans les semaines qui viennent, fassent que l'on réalise une saison encore meilleure l'année prochaine. Il nous suffit de gagner une place et je serai alors le plus heureux des hommes. Rassemblement, unité, tous ensemble derrière l'intérêt du club. Il n'y a que ça qui compte.



«Tous ensemble pour que le club continue sur la lancée où l'a mis Pape Diouf. Il faut qu'on fasse encore mieux l'année prochaine»
Vous nous confirmez que Jean-Pierre Bernès ne rejoindra pas le club...
Bien sûr et j'ai eu une longue discussion avec lui. Pour parler franchement, pour moi Jean-Pierre Bernès est aussi l'homme de la grande époque de l'OM avec Bernard Tapie et d'autres personnes. C'était la grande époque et c'était avec ça que je voulais renouer mais si ça pose des problèmes que je ne soupçonnais pas à ce moment-là, n'en parlons plus. Jean-Pierre est d'ailleurs le premier à en convenir. Seulement, c'est un homme qui s'est taillé une solide réputation dans le domaine du football. Il a une compétence incontestée et incontestable. Il est l'agent et l'ami de Didier Deschamps et il nous aidera où il sera et comme il le pourra. Je n'en doute pas une seconde.
Il n'est pas tricard à l'OM, sa compétence, sa connaissance du football va nous aider. La sienne et celle d'autres. Je le répète : tous ensemble, bon Dieu, pour que le club continue sur la lancée où l'a mis Pape Diouf. Il faut qu'on fasse encore mieux l'année prochaine.

Quand serez-vous présent à Marseille pour votre prise de fonction ?
J'arrive demain (mardi) et je vais faire plus ample connaissance avec le club. Car quand je venais, c'était seulement au stade. Il faut donc que je prenne connaissance du siège du club avec les salariés d'abord et que je fasse un tour de la Commanderie. Bref, que je vois tous ceux que j'ai besoin de voir, ne serait-ce que pour leur dire bonjour et je ferai une conférence de presse. Antoine Veyrat, qui reste bien évidemment avec nous, monte me voir cet après-midi à Paris et nous allons discuter. Tout se présente sous les meilleurs auspices.
Il faudra que je rencontre évidemment les associations de supporters. C'est le meilleur soutien du club et quand on a la chance d'avoir des supporters comme ceux de Marseille, il est évident qu'ils sont essentiels. Il faut que j'aille me présenter, discuter avec eux et les écouter. C'est une toute première priorité de mon voyage demain. Il faudra aussi que je m'installe à Marseille et que je trouve un petit quelque chose pour me poser. En attendant, j'irai à l'hôtel car je vais passer beaucoup de temps à Marseille.
Je ne viens pas pour profiter du soleil même s'il est magnifique et que je l'ai toujours adoré. Nous n'avons pas trop de temps et il va falloir faire le maximum pour que le démarrage de la saison donne du plaisir à tous.
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# Posté le lundi 22 juin 2009 15:59

Communiqué de R. Louis-Dreyfus


Après cinq années de Présidence, Pape Diouf va quitter ses fonctions. Je tiens à le féliciter pour le travail accompli au sein du club. Il a été un grand Président qui a ½uvré pour le bien de l'Olympique de Marseille. Sportivement, il a su hisser le club au plus haut niveau français en terminant deuxième du championnat, tout en luttant pour le titre jusqu'à la dernière journée. Il a, de plus, doté le club d'une gestion saine. Malheureusement, les divergences apparues nous empêchent de poursuivre l'aventure. De nouveaux défis sont désormais à relever. Didier Deschamps, le nouvel entraîneur, les incarnera sur un plan sportif. Un nouveau Président sera nommé dans les prochains jours.

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# Posté le jeudi 18 juin 2009 04:16

E. Gerets : «Je m'en vais sur un nuage»

Quelle est votre analyse du match ?
Les prix sont donnés, nous sommes deuxièmes. On a eu une première période difficile car l'adversaire était mieux positionnés que nous, ils ont mieux profité de leur homme libre derrière nos deux contrôleurs que nous. J'ai été obligé de changer mon fusil d'épaule et une fois de plus les joueurs ont répondu présent. Je suis content de finir en beauté. Le club avait en tête de finir premier ou deuxième, le but est atteint malheureusement le mien pas. Cela laisse des regrets mais il y a beaucoup de satisfactions sur le plan humain. C'était spécial.

Que ressentez-vous après ce dernier pour vous à la tête de l'OM ?
Ce qui est bien, c'est qu'on termine bien le championnat avec une victoire nette à la maison. On a fait ce qu'on avait à faire, c'est-à-dire gagner le match. Malheureusement à Caen, cela ne s'est pas bien passé pour nous. J'ai vécu sur un nuage pendant deux ans ici et je m'en vais sur le même nuage. Merci à tout le monde pour ce que j'ai vécu ici.

Avez-vous déjà connu une telle passion autour d'un club de football ?
J'ai été apprécié dans d'autres pays mais ce que j'ai vécu ici, c'est de la folie. Je le prends avec moi et, dans 10 ou 15 ans, si je vis encore, je me mettrais devant ma cheminée avec un bon vin rouge et je regarderais un DVD de tout ce qui m'est arrivé à l'OM. J'ai aimé ce club, cette ville mais ce que les gens m'ont donné en retour est fou. Je n'ai pas de mots pour l'expliquer.

Le lien avec vos joueurs a été très fort également...
Oui sur les deux années. Avant le match, j'ai remercié tout le monde car ils m'ont accepté comme je suis même avec mes points négatifs. Je suis parfois trop crispé ou j'en demande trop mais ils ont compris que c'est seulement comme ça que l'on a du succès. Je m'excuse auprès des supporters pour ne pas avoir été champion car c'était mon but avec Cup'. Le but de la direction est atteint mais pas le mien. Le cadeau que je voulais donner à tous ces gens qui ont été derrière nous pendant deux ans, c'était le titre. Alors toutes mes excuses.

Les relations avec le staff, notamment Dominique Cuperly, ont été spéciales...
Avec le staff, technique et médical, il y a eu une unité incroyable. José Anigo m'a laissé travailler tranquillement, le président n'est jamais voir ce que je faisais. Il y avait une grande confiance pour notre travail avec Cup'. Si Steve Mandanda est le numéro un en France, c'ets grâce à Laurent Spinosi. Il faut donc donner à tout le monde ce qu'il mérite. C'est la première fois que je ne viens pas dans un club avec un staff technique et c'est la première fois que je travaille avec un staff pareil. Il faut avoir confiance dans les gens et leur donner la possibilité de s'exprimer. C'est ce qui est arrivé ici.

# Posté le dimanche 31 mai 2009 10:56